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Alléger ses plats préférés sans les trahir

Alléger ses plats préférés sans les trahir

Il y a des recettes auxquelles on ne touche pas. Le gratin dauphinois de grand-mère, la sauce béchamel du dimanche, le poulet rôti qui sent la maison. Pourtant, un jour, on commence à regarder ce qu’on met dedans et on se demande si on ne pourrait pas faire pareil avec un peu moins.

Souvent, oui. Mais pas en remplaçant tout par des versions allégées insipides.

Ce qui alourdit vraiment un plat

Avant de supprimer quoi que ce soit, il faut comprendre d’où vient le poids calorique. Dans la plupart des plats riches, trois éléments concentrent l’essentiel : les matières grasses de cuisson, les produits laitiers entiers (crème, beurre, fromage en quantité industrielle) et les sauces liées à la farine.

Le reste, pommes de terre, pâtes, riz, n’est pas le problème. Contrairement à ce qu’on entend partout.

Les substitutions qui fonctionnent vraiment

La première astuce, et la plus efficace : réduire les quantités plutôt que changer les ingrédients. Une béchamel avec 20 g de beurre au lieu de 40, ça reste une béchamel. Le goût est là. La texture aussi. On économise la moitié des calories liées au beurre sans que personne ne s’en aperçoive.

Ensuite viennent les vraies substitutions :

  • Le fromage blanc 0 % ou le yaourt grec remplacent la crème fraîche dans une sauce ou une quiche. Ils tiennent à la chaleur si on ne les fait pas bouillir.
  • Le bouillon dégraissé peut remplacer une partie de l’huile dans les poêlées de légumes.
  • La purée de courge ou de chou-fleur donne de la texture à une sauce sans apport de matière grasse.

Attention quand même à une chose : ne pas cumuler trop de substitutions sur un même plat. Un gratin 100 % allégé, courgettes à la place des pommes de terre, fromage blanc à la place de la crème, gruyère allégé à la place du vrai, c’est souvent décevant. Mieux vaut garder l’essentiel et retoucher un seul paramètre à la fois.

La cuisson change tout

C’est peut-être le levier le plus sous-estimé. Rôtir au four avec un filet d’huile et du papier cuisson donne des résultats proches de la friture pour les légumes et les viandes, avec une fraction des matières grasses. La poêle antiadhésive permet de descendre à une cuillère à café d’huile là où on en mettait trois.

Pour les viandes, choisir un morceau moins gras, un filet de poulet plutôt qu’une cuisse avec peau, et bien dégraisser le bouillon de cuisson. La saveur reste, la charge graisseuse diminue.

Ce qu’il ne faut pas toucher

Il y a des éléments dans une recette qui portent toute la saveur. L’huile d’olive dans une ratatouille, le beurre dans une pâte sablée, le fromage dans un gratin. Les sabrer complètement, c’est rater le plat. Et manger sans plaisir, au final, ça pousse à compenser ailleurs.

L’idée n’est pas d’atteindre un score nutritionnel parfait sur chaque assiette. C’est de manger des plats qui nous ressemblent, régulièrement, sans se sentir lourd après.

Certaines personnes qui cherchent à rééquilibrer leur alimentation sans se priver trouvent utile de s’appuyer sur un outil qui fait ce travail de composition à leur place. C’est par exemple ce que proposent les recettes de MonCoachGourmand, qui génèrent des menus équilibrés et la liste de courses associée, en tenant compte des objectifs comme la perte de poids.

En pratique, par quoi commencer

Le mieux est de partir d’une recette qu’on fait souvent. Pas une qu’on prépare une fois par an, une recette de semaine. On identifie le seul ingrédient qui représente le plus gros apport calorique non essentiel au goût. On le réduit de moitié. On teste. Si le résultat est bon, on tient sa nouvelle version. Sinon, on sait que cet ingrédient est non négociable.

C’est lent, c’est méthodique, et ça marche.

Rédigé par

Clems

Passionné(e) de gastronomie et de bien-être, je partage avec vous mes découvertes culinaires, recettes et conseils pour une alimentation saine et gourmande.